FARMED : Concept du réseau de santé

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FAR: pour FAREAS - Fondation pour l'Accueil des REquérants d'Asile (Info: dès le 1.1.08, le réseau FAREAS s'appelle EVAM)
MED: pour partenaires MEDicaux d'un réseau de santé ambulatoire

Un projet novateur en terme de qualité des prestations médicales offertes aux requérants d'asile.
Un projet qui vient compléter le concept d'hébergement et d'encadrement sanitaire voulu par le Conseil d'Etat.
Un projet conforme à la philosophie des N.O.P.S.

Concept du réseau de santé FARMED

Le réseau FARMED est établi selon le système dit du "double gate-keeping": en premier recours, le requérant consulte un infirmier du centre de santé qui détient son dossier médical et est en relation étroite avec les services sociaux assurant sa prise en charge générale. Lorsque le centre de santé infirmier ne peut répondre au besoin du requérant, il l'adresse au médecin de premier recours avec un bon de délégation.

En évitant des changements de médecins non justifiés et des traitements multiples et inutiles, ainsi que le recours intempestif aux services d'urgence, le réseau FARMED a pour but d'assurer une prise en charge sanitaire optimale des requérants d'asile. Ce modèle de gate-keeping s'appuie sur les structures existantes du réseau FARMED.

L'assurance pour les requérants d'asile se base sur l'Ordonnance 2 sur l'asile du 11 août 1999, de la Loi sur l'asile du 26 juin 1998, section 4, art. 26, al. 4, qui stipule que le nombre de fournisseurs de prestations pour les requérants d'asile doit être limité.
L'assurance pour les requérants est valable pour l'ensemble du canton de Vaud. Sont admis comme fournisseurs de premier recours (Gatekeeper) les prestataires regroupés au sein du réseau FARMED tel que défini par le Comité de pilotage du Réseau. Ce dernier dresse une liste des prestataires ayant accepté contractuellement la prise en charge des soins aux requérants.

Le centre de santé infirmier est la première porte d'entrée du réseau. Il est le premier interlocuteur du requérant d'asile (patient). L'infirmier du centre de santé l'adresse au besoin à un médecin ou organisme de premier recours. La collaboration entre ces professionnels (Centre de santé infirmier - médecin ou organisme de premier recours - pharmacien) est la clé de la gestion des patients.

Le collaborateur de l'EVAM (Etablissement Vaudois d'Accueil des Migrants, ex FAREAS) s'engage à aviser chaque requérant que, à l'exception des cas d'urgence, de trop grande distance du centre de santé infirmier ou pour les enfants de moins de 16 ans, il doit toujours consulter en premier lieu un infirmier du centre de santé. Celui-ci l'adressera, si besoin est, à un MPR, un gynécologue, un ophtalmologue, un dentiste ou à l'hôpital en cas d'urgence. Le MPR, le gynécologue, l'ophtalmologue peuvent décider d'adresser le patient à un spécialiste ou à l'hôpital.

Dans tous les cas, la société de services en assurances Hpr SA doit être informée de ces décisions (cette société est mandatée par le canton de Vaud pour gérer le système multi-assureurs).

Tous les médecins exerçant dans le canton de Vaud, ainsi que les hôpitaux (policliniques) et services d'urgence reçoivent la consigne de ne soigner les requérants qu'en cas d'urgence et de les adresser dans tous les autres cas aux centres de santé infirmier ou aux médecins de premier recours du réseau FARMED.

Le réseau de santé FARMED, c'est encore:

  • Un réseau avec de multiples tâches (formation, information, interprétariat, observatoire de population, évaluation) et fonctionnant selon un principe de réallocation interne.
  • Un système de santé spécifique pour les requérants d'asile, en vigueur dès le 1er janvier 1999, en constante amélioration.

Qu'est ce qui justifie un réseau de santé spécifique pour les requérants d'asile?

  • La population des requérants d'asile ne constitue pas en soi une spécialité académique de la médecine. Cependant, l'importance de la dimension culturelle - présente dans toute relation médecin-malade -  est particulièrement complexe et susceptible d'interférer avec une bonne pratique.
  • La difficulté de la langue nécessite dans bien des cas l'intervention d'un traducteur (médiation culturelle incluse).
  • La présentation du mal-être en terme de "maladie" (Illness) dans une population éprouvée doit être préalablement décodée.
  • Il peut exister un décalage entre l'attente des requérants d'asile placée dans la médecine médico-technique (attrait des centres d'urgence, accès direct aux spécialistes) et les besoins réels de santé.
  • La cohérence des soins nécessite un ensemble de conditions avec de nombreux acteurs (assureur maladie, encadrement sanitaire, centres de soins infirmiers).
  • Absence d'auto-responsabilisation par le mécanisme des franchises et des participations.

Dernières modifications: 22/10/09

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